Mohamed Ali Eltaher
 

Biographie

>

Page 73

RÉFÉRENCES ET NOTES EXPLICATIVES

1 - Nabil Khaled El-Agha, “Mohamed Ali Eltaher Aacheq El-Horreyya
(Mohamed Ali Eltaher: L’Amour de la liberté) - Al-Doha Magazine, Qatar, April 1981.
2 - La plupart des noms arabes prennent l’article "El" or "Al", qui signifie "le". Il n’y a pas de règle universelle relative à l’épellation lorsqu’il s’agit d’une traduction vers d’autres langues. Grosso modo, les pays arabes ayant subi une influence culturelle française utilisent "El". Ceux qui ont été influencés par la culture britannique utilisent "Al". L’utilisation d’un trait d’union (-) entre El/Al et le nom de l’individu est aussi davantage une fonction de l’usage plutôt que d’une règle.

Néanmoins, le trait d’union indique que l’article et le nom vont de pair, puisque El ou Al en tant que tel n’ont aucun sens. Il est important de noter que la translitération des noms de personnes ou de lieux de l’arabe dans toute autre langue ne suit aucune règle reconnue universellement, ce qui explique donc la diversité. Les noms utilisés dans ce site respecteront l’épellation utilisée par les individus concernés, ou la coutume de leurs pays, ou bien ils seront translitérés phonétiquement de manière à faciliter la tâche du lecteur francophone.
3 - Aboul-Hassan, c’est-à-dire "le père de Hassan", représente la forme respectueuse et traditionnelle selon laquelle les hommes arabes sont adressés dans la plupart, mais non pas par tous, les pays parlant l’Arabe. On s’adresse normalement à un homme de cette façon en rattachant le prénom de son premier fils au préfixe "Abou" ou "Aboul". Mais il arrive que l’on s’adresse ainsi à un individu sans progéniture masculine, ou qui n’est pas marié. Tel était bien le cas pour Eltaher avant qu’il ne se marie ou n’ait un fils.
4 - Bilad Ach-Cham, c’est-à-dire les pays du Cham, signifie la Grande Syrie, ou le Levant, qui incluait alors la Syrie d’aujourd’hui, le Liban, la Palestine, et ce qui est devenu connu plus tard sous le nom de Transjordanie. Le nom Cham est aussi utilisé pour signifier Damas, dont le nom Arabe formel est Dimachq.
5 - L’expression monde "arabe et islamique", qui apparaît souvent dans ce site, vise à définir la nature, ou plutôt la composition de ce "monde". Lorsqu’on parle de "monde arabe", on vise les Arabes en général, qu’ils soient musulmans ou chrétiens, ou ethniquement originaires de l’Arabie ou bien d’autres contrées, mais dont la langue et la culture arabe en sont le lien principal. Par contre, lorsqu’il s’agit du "monde islamique", on vise à la fois et les pays déjà définis comme arabes, et ceux qui ne sont pas apparentés du tout aux Arabes ni ethniquement, ni linguistiquement, mais qui possèdent une majorité ou une importante communauté musulmane, comme par exemple l’Indonésie, les Indes, la Turquie et l’Iran, etc.
6 - Il est très important de rappeler au lecteur que durant cette époque, et même de nos jours, l'identité des gens dans plusieurs parties du monde y compris dans les pays arabes, continue à être définie plutôt par leur religion que par leur ethnicité. Dans le contexte de l'historiographie palestinienne en particulier, et jusqu’à la création de l’état d’Israël, les Juifs arabes étaient considérés comme Arabes de confession juive. Aujourd’hui l’expression Juifs englobe tous les Juifs, qu’ils soient d’origine arabe ou les Juifs européens qui sont entrés en Palestine soit clandestinement, soit qu'ils aient été autorisés par l'administration coloniale britannique. Dans la même mesure, l'expression Musulmans définit des gens de confession musulmane partout dans le monde, qu'ils soient d'origine arabe ou non. L'usage du terme "tous les Arabes" tel qu'utilisé dans ce document est utilisé pour signifier les Arabes musulmans ainsi que ceux de confession chrétienne.
7 - Consultez le beau site Web établi par Samir Rafat: www.egy.com pour une revue historique illustrée de l’Égypte au milieu du vingtième siècle.
8 - Comme c’est le cas en Irlande du Nord ainsi que dans d’autres pays, la religion est considérée comme étant l’identité de l’individu. On est Irlandais Catholique ou Irlandais Protestant. Jusqu’en 1948/1949 et même de nos jours, les habitants de la Palestine de confession juive se faisaient appeler Juifs ("Yahood" en Arabe) selon le système des "millet" (origine ethnique ou confession religieuse) que les Ottomans suivaient pour identifier les différentes communautés. Les autres communautés s’identifiaient comme chrétiens (Nosrani, ou Masihi, en Arabe); ou musulmans. Les Juifs de Palestine ont éventuellement adopté le terme Israéliens après la création de l’état d’Israël. Dans le monde arabe d’aujourd’hui, on utilise souvent le terme "Juif" pour signifier "Israélien", et vice-versa. Dans le même ordre, les Israéliens appellent les Palestiniens Arabes, ou simplement Palestiniens. En France, on appelle les gens de religion juive "Israélites", sans qu’ils soient citoyens de l’état d’Israël, qui sont appelés "Israéliens".
9 - Les pays du Maghreb, c’est-à-dire les pays du coucher du soleil, sont le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Lybie et parfois la Mauritanie. L’expression Machreq désigne les pays du Levant, c’est-à-dire tous les autres pays arabes à partir de l’Égypte.
10 - Pour des renseignements supplémentaires sur les nationalistes,les combattants
et les personnalités palestiniennes, veuillez consulter le site Web académique suivant :
www.passia.org
11 - La Banque Misr et ses filiales avaient été fondées par Talaat Harb Pacha en 1920 comme la première institution nationale commerciale, moderne et entièrement égyptienne, afin de contourner l’invasion économique du pays par les intérêts étrangers, et en particulier pour décourager l’exportation du coton égyptien brut servant au tissage dans des usines britanniques, plutôt que de le faire tisser par les ouvriers égyptiens.
12 - Le terme "Sionisme" provient du nom "Sion", ou "Sahyoun" en Arabe, qui veut dire l’Israël biblique. Le Sionisme est aussi le nom d’un mouvement politique socialiste européen du dix-neuvième siècle qui appelle à la création d’un foyer pour le peuple juif sur « la terre d’Israël » (Eretz Israel en Hébreux), c'est-à-dire en Palestine.
13 - Pacha, Bey, Effendi, etc. sont des titres honorifiques d’origine ottomane, qui étaient utilisés couramment en Égypte pendant la monarchie, et dans quelques autres pays du Levant, et qui étaient décernés aux civils ainsi qu’aux officiers militaires selon leur rang tel que pratiqué au Royaume Uni.
14 - Michael J. Cohen, "Churchill and the Jews", 2ème édition, Frank Cass, Londres, 2003
15 - Le policier de garde le jour de son évasion a été fouetté plus tard par ses supérieurs pour avoir manqué à son devoir. Après sa libération, Eltaher a réussi à le retrouver, et lui paya une indemnité pour ce qu’il a subi à cause de lui.
16 - Certains noms et prénoms arabes commencent avec l’attribut "Abdel’ ou "Abdul’, qui, en soi, n’a pas de sens utile. Donc tous ces noms doivent être écrits en un seul mot, ou rattachés par un trait d’union, comme par exemple Abdel-Nasser ou Abdelnasser. Parfois, pour simplifier les choses, on se passe de l’attribut Abdel, et le nom devient simplement Nasser.
17 - Russel B. Huckstep était un officier américain dont le nom a été donné à une base américaine au nord du Caire sur l’autoroute de Suez à quelques kilomètres de l’aéroport Farouk; aujourd'hui l’aéroport international du Caire. Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la base fut transformée par le gouvernement égyptien en camp d’internement pour prisonniers politiques.
18 - Dar Ashoura, c’est-à-dire "Maison Ashoura", est le nom sous lequel était connu le bureau d’Eltaher où il publiait son journal. La pancarte qui apparait derrière lui dans le premier portrait qui le représente sur la première page du site indique le nom de "Dar Ashoura" en Arabe.
19 - La voisine, Mme. Nefissa Gamgoum, ayant trouvé à son grand étonnement la cage et l’oiseau qu’elle a bien sûr reconnu dans l’escalier, l’a emmené dans son appartement après avoir frappé chez ses voisins Eltaher, sans obtenir de réponse. Elle a immédiatement compris que quelque chose de grave s’était passé. Les Eltaher aimaient les animaux, et ont toujours gardé des chats chez eux partout où ils sont allés. Même lorsqu’il s’est évadé, Eltaher gardait dans son refuge une chatte, qu’il appelait "Habissa", le nom arabe pour "prisonnière"!
20 - Pour se donner une idée sur la situation politique en Égypte pendant cette période, veuillez consulter l’ouvrage suivant (En Arabe): “Muzakkerat Ibrahim Talaat ” (Les Mémoires d’Ibrahim Talaat), Dar Al-Hilal, Le Caire (2002).
21 - John Bagot Glubb, "A Soldier with the Arabs", Harper (1957)
22 - Avi Shlaim, "Collusion across the Jordan: King Abdullah, the Zionist Movement, and the Partition of Palestine". New York: Columbia University Press, 1988. Voir aussi le film "A Woman called Golda", avec Ingrid Bergman, réalisé par Paramount Television en 1982.
23 - Le nom complet de la Haganah en hébreux est "Irgun ha-Haganah be-Eretz-Yi’sra’el", c’est-à-dire Organisation pour la défense de la terre d’Israël".
La Haganah est le précurseur des Forces de défense d’Israël, ou TSAHAL en hébreux.
24 - L’ironie du sort est que lorsque l’OLP a été créée en 1964, son premier chef, Ahmad Choukeiry avait invité Eltaher à soutenir l’organisation, mais celui-ci a refusé catégoriquement indiquant que l’OLP était une organisation créée par les gouvernements arabes pour liquider la question palestinienne. Le second chef de l’OLP, Yasser Arafat, qui n’a jamais rencontré Eltaher, avait présenté ses condoléances en personne à la famille Eltaher après sa mort.
25 - Benny Morris – 1948: The First Arab-Israeli War – Yale University Press, New Haven, Connecticut (2008) - P392. Voir aussi Vincent Sheean – "Personal History", Doubleday, Doran & Co., Garden City, New York (1935), particulièrement le dernier chapitre intitulé “Holy Land”, pp.333-398.
26 - Lorsque la guerre de Crimée s’affichait dans l’horizon en juillet 1853, et la position de l’Empire Ottoman était menacée par le gouverneur de l’Égypte Mohamed Ali, Anthony Ashley-Cooper, le 7ième Earl de Shaftesbury, un évangéliste chrétien, écrit au Premier Ministre George Hamilton-Gordon, 4ième Earl d’Aberdeen lui indiquant que la Grande Syrie “Était un pays sans peuple” qui clamait pour “une nation sans pays, mais que voilà qu’il y a l’ancien maître légitime de cette terre, les Juifs!” Il y ajoute dans ses mémoires que “cette vaste région fertile sera bientôt sans quiconque pour la gouverner et que ce territoire devra être assigné à quelqu’un ou un autre … Voici un pays sans nation, et Dieu dans sa sagesse et miséricorde nous indique une nation sans pays.” C’est ainsi que fût née cette expression qui devint le slogan du mouvement sioniste "Une terre sans peuple pour un peuple sans terre”. Il est à noter qu’il n’existe aucune indication qu’Earl Shaftesbury qui a écrit ces lignes, ait jamais visité cette partie du monde pour voir si elle était habitée, ou bien si elle n’était qu’un vaste désert.

Consultez aussi Diana Muir, Middle East Quarterly, spring 2008, pp. 55-62, tel que cité dans Garfinkle, Adam M., “On the Origin, Meaning, Use and Abuse of a Phrase.” Middle Eastern Studies, London, Oct. 1991, vol. 27, p. 539).

Dans son livre Jerusalem: The Biography”, Simon Sebag Montefiore souligne que “Shaftesbury avait emprunté la fameuse expression “un pays sans peuple” du prêtre écossais Alexander Keith. Celle-ci fut plus tard attribuée (probablement par erreur – précision faite par Montefiore) à Israël Zangwill, un Sioniste qui ne croyait pas à la colonisation de la Palestine précisément parce qu’elle était déjà habitée par les Arabes. Voir « Jerusalem: The Biography» par Simon Sebag Montefiore, note p. 348 – Alfred Knopf, New York (2011).
27 - Dans son livre “1948: The First Arab-Israeli War” Benny Morris souligne que “David Ben Gourion comprenait bien ces perspectives contradictoires. N’avait-il pas dit à ses compagnons lors de la Révolte Arabe en 1936-1939: “Nous devons voir la situation telle qu’elle est. Du point de vu sûreté, nous sommes ceux qui ont été attaqués, et ceux qui se défendent. Mais du point de vu politique nous sommes les agresseurs, et les Arabes sont ceux qui se défendent. Ils vivent dans le pays et sont les propriétaires de la terre et du village. Nous sommes dans la diaspora et nous ne voulons qu’émigrer (en Palestine) et leur ôter la terre.”(Ref: Protocol of meeting of the Jewish Agency Executive, 7 July 1938, Ben-Gurion Archive) dans Benny Morris – 1948: The First Arab-Israeli War – Yale University Press, New Haven, Connecticut (2008) - P393.

“Plusieurs années plus tard après la création d’Israël, Ben Gourion s’est étendu sur la perspective arabe lors d’une conversation avec le leader sioniste Nahum Goldmann: “Je ne saisis pas votre optimisme….Pourquoi est-ce-que les Arabes doivent faire la paix? Si j’étais un leader arabe, je ne m’entendrai jamais avec Israël. C’est bien normal: Nous leur avons pris leur pays. Il est vrai que Dieu nous l’a promis, mais pourquoi ceci les concerne-t-il? Notre Dieu n’est pas leur Dieu. Nous sommes originaires d’Israël, c’est vrai, mais il y a deux mille ans de ça, ce qui ne veut rien dire pour eux. Il y a eu de l’antisémitisme, des Nazis, Hitler, Auschwitz, mais est-ce que tout cela était de leur faute? Pour eux il n’y a qu’une seule chose: Nous sommes venus ici et nous avons volé leur pays. Pourquoi doivent-ils accepter cela?” (Goldmann, Nahum. The Jewish Paradox. Translated by Steve Cox. London: Weidenfeld and Nicolson, 1978.
28 - Les Juifs sont un peuple provenant originalement de la Méditerranée et de la Péninsule arabique. Ethniquement, et peut être même génétiquement, les anciens Juifs pouvaient être cousins ou frères des Arabes. Au fond, un bon nombre parmi les Juifs a exactement la même ressemblance que les Arabes. Ils sont parfois arrêtés par la police israélienne qui les suspecte d’être des « Terroristes arabes ».
29 - Pour une meilleure compréhension des forces impliquées au sein de l’établissement politique Israélien et Juif, veuillez consulter l’ouvrage suivant: “Au Nom du Temple: Israël et l’irrésistible ascension du messianisme juif ” par Charles Enderlin, Éditions du Seuil, Paris 2013.
30 - Voir la description de Gila Svirsky dans la campagne de “Women Refuse” durant laquelle les participants ont refusé: “d’élever nos enfants pour la guerre, d’ignorer les crimes de guerre commises en notre nom, et de soutenir l’occupation, et de continuer à vivre normalement pendant qu’une autre nation est en train de souffrir à cause de nous ”.

Gila Svirsky, “Nonviolence in the Israeli Women’s Peace Movement”, August 31, 2003 http://groups.yahoo.com/group/GSN/message/22207 - Cité dans le livre de Maxine Kaufman-Lacusta, “Refusing to be Enemies”, Ithaca Press, Reading, UK (2010) pp. 334, 437.
31 - À lire en supplément: Seth G. Jones, “Fighting Networked Terrorist Groups: Lessons from Israel”, Studies in Conflict and Terrorism, By RAND Corporation, Arlington, Virginia, USA - Security Studies Program, Georgetown University, Washington, DC, USA – 30:281–302, (2007).
32 - Pour un bon exemple, veuillez consulter le livre de Shlomo Sand, “The Invention of the Jewish People”, Verso Books, London (2009). Originalement publié en Hébreux “Matai w’ekh humtza ha’am hayehudi?” When and how was the Jewish People Invented? (Quand, et comment le peuple Juif fut inventé?). Shlomo Sand a dédié son livre “À la mémoire des réfugiés qui ont atteint cette terre, et ceux qui ont été forcés de la quitter.” Un autre exemple serait le professeur Avi Shlaim. Voir en particulier “Reflections on the Israeli-Palestinian Conflict”. Texte édité d’une conférence au Royal Society for Asian Affairs le 20 octobre 2010. Asian Affairs, vol. XLII, no. 1, Mars 2011.
33 - Uri Avnery, “Count me Out”, Gush Shalom, October 31, 2009 www.gush-shalom.org
34 - Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson), “Alice au pays des merveilles”, 1865.
35 - Pour une analyse plus détaillée veuillez consulter l’ouvrage suivant: “The Israel Lobby, and U.S Foreign Policy” - By John J. Mearsheimer and Stephen M. Walt, John F. Kennedy School of Government, Harvard University - March 2006.
http://web.hks.harvard.edu/publications/workingpapers/citation.aspx?PubId=3670
36 - Tony Judt, “Israel: The Alternative”, New York Review of Books, 23 October 2003. Repris du livre de Benny Morris, One State, Two States: Resolving the Israel/Palestine Conflict, Yale University Press, New Haven, Connecticut (2009), p. 9. Tony Judt est décédé en août 2010, lors de la rédaction de ces lignes.
37 - Ibid p. 165
38 - La menace nucléaire israélienne réelle ou sous-entendue est plutôt un chantage, ou une force de dissuasion qui n’est pas nécessairement pointée vers un pays quelconque au Proche-Orient. Elle assure un siège de première rangée pour Israël parmi les membres du club des nations nucléaires, elle sert comme menace efficace aux gouvernements arabes, et par leur truchement un épouvantail bien visible aux intérêts stratégiques de leurs alliés dans la région.
39 - Pour une compréhension approfondie, qui est en plus très bien présentée, des diverses étapes du Processus de Paix au Moyen Orient, y compris les Négociations sur le Statut permanent entre les Palestiniens et les Israéliens, il est recommandé de consulter l’ouvrage suivant : “Back Channel Negotiation: Secrecy in the Middle East Peace Process” (Les Négociations en coulisse : L’Effet du Secret au cours du Processus de Paix au Moyen-Orient, par Anthony Wanis-St.John – Syracuse University Press (2011).
40 - Le prénom d’Abdelkrim est Mohamed. Abdelkrim est le prénom de son père. Il avait aussi un frère dont le prénom était Mahammad (et non pas Mohamed). Cependant, l’émir est désigné tout le long de son histoire par le prénom de son père, c’est-à-dire Abdelkrim. Nous continuerons à suivre le même usage dans ce site Web afin d’éviter toute confusion.
41 - Zakya Daoud, "Abdelkrim - Une épopée d’or et de sang" - Séguier, Paris 1999
42 - Karim Thabet, “Aashru sanawaten maa Farouq” (Dix ans avec Farouk) – "Mémoires de Karim Thabet" - Volume 2, pages 54 -57 - Publié en arabe - Dar Ashourouq éditeurs - Le Caire, janvier 2000 - Une sélection de mémoires originalement publiés sous forme d’épisodes dans le quotidien égyptien "Al-Gomhoreyya" à compter du 2 mai 1956.
43 - Aziz Mhidi, El-Khattabi Batal Tahrir Al-Maghreb" (El-Khattabi, héro de la libération du Maroc), article paru en arabe dans le journal "Koul Shay" publié à Toronto au Canada, N° 67, du 23 janvier - 5 février 1995.
44 - Le Bureau du Maghreb arabe au Caire avait été fondé par des nationalistes de ces pays afin de distribuer des renseignements sur les diverses questions se rapportant à leurs pays colonisés. Parmi les membres du Bureau les plus connus, pour la Tunisie il y avait Habib Bourguiba (futur Premier ministre et Président de la Tunisie), Habib Thameur (Tué dans un accident d’avion au Pakistan), Rachid Driss (Futur ministre en Tunisie), Hammadi Badra (futur ambassadeur de son pays en Syrie, en Italie et au Saint Siège) et Tayeb Slim (futur représentant de la Tunisie aux Nations Unies); Allal El-Fassi (leader du Parti de l’Istiklal), Mohamed Larbi Alami (Futur ambassadeur du Maroc au Caire) et Mohamed Ben Abboud (Tué dans le même accident où périt Habib Thameur), ainsi que d’autres représentants le Maroc; et Ibrahim Toubal représentait l’Algérie.
45 - Le nom du Maroc en Arabe est "Al-Maghreb" (Terre du coucher du soleil). "Al-Maghreb Al-Arabi" est aussi utilisé pour désigner les quatre pays de l’Afrique du Nord, c’est-à-dire le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, la Lybie, et parfois la Mauritanie. Dans les pays du Levant, on appelait alors le Maroc "Marrakech", qui était en effet la capitale du pays à une période de son histoire. En Turquie, le Maroc est connu même présentement sous le nom de "Fas Memleket", c’est-à-dire Royaume de Fez, car la ville était elle aussi la capitale du pays sous une autre dynastie.
46 - Hassan M. Eltaher, "Émir Abdelkrim El-Khattabi", journal Asharq Al-Awsat, Londres, 24 juin 1993
47 - Rachid El-Haj Ibrahim “La défense de Haïfa et le Problème de la Palestine: Les Mémoires de Rachid El-Haj Ibrahim (1891-1953) en Arabe – Institute of Palestine Studies, Beyroutht, Juillet 2005.
48 - Avi Shlaim – The Rise and Fall of the All-Palestine Government in Gaza”, Journal of Palestine Studies, vol.20, No. 1 (Autumn, 1990), pp. 37-53.
49 - Nakkada est la petite ville en Haute Égypte où ‘le père de l’Égyptologie’ Sir Flinders Petrie a entrepris ses fameuses fouilles archéologiques en 1894 en suivant des techniques scientifiques méticuleuses. Les quarante deux ans qu’il a passées en Égypte en tant qu’archéologue ont laissé une marque ineffaçable sur l’Égyptologie jusqu’à nos jours.
50 - "Abdallah Al-Tal: Batal Maaraket Al-Quds" (Abdallah El-Tal: Héro de la bataille de Jérusalem), par le Dr. Ahmed Youssef El-Tal – Dar Al-Fourkan, Amman 1999 (En Arabe). Ce livre est une nouvelle édition modifiée du livre original écrit par le Colonel Abdallah El-Tal qui a parut au Caire en 1959 sous le titre "La Catastrophe de Palestine".
51 - L’histoire de Haj Amin El-Husseini est bien racontée par l’écrivain israélien Zvi Elpèleg dans son livre “Mufti Ha-gadol” (The Grand Mufti: Haj Amin al-Hussain, founder of the Palestinien National Mouvement). Traduit de l’Hébreux vers l’Anglais par David Harvey, Frank Cass, London (1993). Malgré quelques mauvaises traductions et translitérations à partir des sources arabes vers l’Hébreux, puis vers l’Anglais, en plus de quelques commentaires injustifiés, et des stéréotypes incorrects de la part de l’auteur à propos de Haj Amin et de la Choah, le livre offre quand même un bon récit quand à la vie et aux temps de Haj Amin El Husseini.

Un livre plus récent écrit par Ilan Pappé donne un récit beaucoup plus précis et complet, mais certainement aussi plus balancé sur la vie et les temps de toute la famille Husseini, y compris bien sûr Haj Amin: Ilan Pappé – "The Rise and Fall of a Palestinian Dynasty: The Husaynis 1700-1948", University of California Press, Berkeley, California (2010). Originalement publié en Hébreux sous le titre “Azulat Haaretz: HaHusaynim Biographia Politis, Bialik Institute, Jerusalem (2002).

Peu d’années avant sa mort, Haj Amin avait chargé Zuhayr Mardini, un journaliste syrien résidant à Beyrouth, d’écrire un livre sur sa vie. Mais éventuellement Haj Amin a changé d’avis et a offert de payer Mardini pour le travail qu’il aurait complété jusqu’alors, et lui demanda de retourner tout matériel original et de référence qu’il le lui aurait emprunté. Selon le rédacteur de ces lignes qui était présent lors de la conversation, Mardini avait l’air d’avoir accepté, mais il n’est pas clair s’il avait retourné les documents ou s’il avait reçu le paiement promis par Haj Ami tel que convenu.
52 - Mohamed Ali Eltaher, “Nazarat Ashoura”, Ashoura Press, Cairo (1932), p. 252.
Page précédente
 
 
© 2017 Eltaher.org | Contact